Nord-Kivu II: l’ombre du boycott plane sur l’ENAFEP et le TENASOSP (CongoForum)

BUTEMBO – ​À Butembo, le climat est à l’incertitude. À l’approche des épreuves nationales de fin de cycle, les inspecteurs de la province éducationnelle Nord-Kivu II menacent de paralyser le processus. En cause, des arriérés de primes datant de l’année dernière et une exigence de paiement immédiat pour les épreuves à venir.

​​L’ambiance est électrique au sein du corps des inspecteurs de l’enseignement au Nord-Kivu II. Alors que le calendrier scolaire prévoit le début des épreuves certificatives (ENAFEP et TENASOSP) pour le mois de mai prochain, les acteurs clés de ces examens tapent du poing sur la table.

​Le nœud du problème réside dans le non-paiement de 50 % des primes de prestation dues pour l’édition précédente (2025). Pour ces professionnels, qui travaillent souvent dans des conditions sécuritaires et logistiques précaires, cette situation est devenue insupportable. ​Réunis sous la bannière du Syndicat National des Inspecteurs de l’Enseignement au Congo (SYNIECO), ils ont clairement exprimé leur position, pas de paiement, pas d’examens.

Un ultimatum

​Les revendications ne s’arrêtent pas aux arriérés. Les inspecteurs exigent également le versement de leurs primes pour la session 2026 avant la fin de ce mois d’avril. Selon eux, cette avance est une condition sine qua non pour garantir le bon déploiement des malles et la supervision des centres de passation.

​Kombi Samuel, secrétaire provincial du SYNIECO Nord-Kivu II, explique l’urgence de la situation: ​« Nous réclamons la moitié de nos primes de l’année passée. Pour cette année, nous conditionnons le bon déroulement des examens par le versement de nos primes avant la fin de ce mois. »

​Si le gouvernement congolais ne réagit pas dans les prochains jours, ce sont des milliers d’élèves finalistes du primaire et de la 8ème année de base qui pourraient voir leur avenir mis en suspens.

L’incertitude qui plane sur le Nord-Kivu II, déjà meurtri par l’insécurité, rajoute une couche de stress pour les parents et les élèves.

​Pour l’heure, les autorités éducatives provinciales n’ont pas encore réagi officiellement à cet ultimatum.

© CongoForum – Roger Mulyata, 21.04.26

Image – source: presse congolaise

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