
KINSHASA – L’ancienne ministre des Droits humains et députée nationale honoraire, Marie-Ange Mushobekwa, a dénoncé jeudi des actes de torture et de violences présumées commis contre ses deux fils et leur ami mineur, lors d’un incident survenu le 21 décembre 2025 à Kinshasa.
Selon sa déclaration, ses fils Claudien (18 ans) et Christopher (17 ans), ainsi que leur ami Noa (17 ans), auraient été séquestrés et violemment battus dans une résidence privée appartenant à Philémon Mambabwa, haut cadre de l’Agence nationale des renseignements (ANR). Les actes auraient été exécutés par des éléments de sécurité affectés à sa protection.

Philémon Mambabwa (ANR)
Marie-Ange Mushobekwa affirme que les trois adolescents étaient invités sur les lieux et ne représentaient aucune menace. Elle évoque un abus de pouvoir et une réaction disproportionnée.

Marie-Ange Mushobekwa avec ses fils Claudien Likulia Lifoma (18 ans) et Christopher Likulia Mushobekwa (17 ans)
Trois semaines après les faits, l’ancienne ministre déplore que le présumé donneur d’ordre et les policiers et militaires impliqués soient toujours en liberté, sans suspension ni mesure conservatoire rendue publique. « Trois semaines après, le bourreau de mes enfants et ceux qui ont exécuté ces actes circulent librement. C’est cela qui est le plus révoltant », a déclaré madame Mushobekwa.
Elle indique que les victimes présentent encore des blessures physiques et des séquelles psychologiques, et que le dossier judiciaire existe mais avance lentement.
Tout en affirmant faire confiance à la justice congolaise, Marie-Ange Mushobekwa appelle les autorités compétentes à agir sans délai et à garantir un procès équitable.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle des autorités concernées n’a été enregistrée.
© CongoForum – rédaction, 08.01.26
Image – source: Radio Okapi