
KINSHASA— La scène politique congolaise est marquée par des informations faisant état de l’arrestation d’Alexis Thambwe Mwamba, ancien ministre de la Justice et ex-président du Sénat, ce vendredi matin à Kinshasa. Dans la foulée, la sénatrice Carole Agito, ancienne cadre du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), serait également aux arrêts, selon des informations qui restent à confirmer officiellement.
D’après les premières informations relayées par plusieurs sources, un important dispositif militaire aurait été déployé autour de la résidence d’Alexis Thambwe Mwamba. Toutefois, les circonstances précises de cette opération, les éventuelles charges retenues contre lui ainsi que le service à l’origine de cette arrestation ne sont pas encore établis de manière indépendante.
Âgé de plus de 80 ans selon les informations relayées, Alexis Thambwe Mwamba est une figure bien connue de la politique congolaise. Proche de l’ancien président Joseph Kabila, il a notamment occupé les fonctions de ministre de la Justice avant de présider le Sénat. Son parcours et ses liens politiques font de cette annonce un événement susceptible de provoquer de nombreuses réactions au sein de la classe politique.
Une arrestation qui suscite déjà des réactions politiques
L’annonce de cette arrestation présumée a rapidement suscité des réactions dans les milieux politiques. Salomon SK Dela a notamment condamné ce qu’il qualifie d’« arrestation arbitraire », dénonçant une démarche qu’il considère comme une provocation à l’égard d’une personnalité majeure de la vie politique congolaise.
Dans sa déclaration, il estime que l’interpellation d’un ancien président du Sénat âgé de plus de 80 ans franchirait une limite inacceptable. Il appelle à une décrispation politique urgente et accuse les autorités de Kinshasa de privilégier la répression au détriment de l’apaisement.
Salomon SK Dela établit également un lien entre cette affaire et le débat politique autour de la loi sur le référendum, qu’il accuse de pouvoir servir à une remise en cause de l’équilibre constitutionnel. Ces propos relèvent de sa position politique et ne constituent pas, à eux seuls, une preuve des motivations éventuelles des autorités.
Carole Agito également annoncée aux arrêts
Autre développement rapporté dans la foulée: la sénatrice Carole Agito, ancienne cadre du PPRD, serait elle aussi aux arrêts. À ce stade, les circonstances de cette arrestation présumée, son éventuel lien avec le dossier d’Alexis Thambwe Mwamba et les raisons qui auraient conduit à cette mesure ne sont pas clairement établis.
La succession de ces annonces soulève des interrogations sur leurs implications politiques, particulièrement dans un contexte national marqué par de fortes tensions entre différents acteurs de la classe politique congolaise.
Des clarifications attendues
En l’absence de communication officielle permettant de confirmer les faits et d’en préciser les motifs, la prudence reste de mise. Il convient notamment de distinguer les informations relayées par les sources médiatiques, les réactions politiques et les éléments qui pourront être établis par les autorités compétentes.
Si ces arrestations sont confirmées, elles pourraient ouvrir une nouvelle séquence de tensions politiques en République démocratique du Congo, où les appels à la décrispation et au dialogue se heurtent régulièrement aux accusations de répression et aux rivalités entre camps politiques.
Pour l’heure, les circonstances exactes de l’affaire, les éventuelles charges retenues contre les deux personnalités et les suites judiciaires possibles restent à éclaircir.
© CongoForum – redaction, 23.10.26
Image d’archives – source: Sénat congolais