
LUBERO – On observe, depuis la nuit du lundi au mardi, un mouvement de retrait progressif des rebelles du M23 dans la partie nord du territoire de Lubero. Si plusieurs positions stratégiques ont été abandonnées, la société civile appelle toutefois à la prudence.
Le départ semble s’être accéléré dans la nuit. Les habitants des villages de Munyakondomi, Ivatama, Ilambula, Luseke et Musimba, situés dans un rayon de 5 à 10 km de Kipese, ont constaté à leur réveil l’absence des combattants.
L’alerte a été donnée par des civils qui se rendaient aux travaux communautaires obligatoires imposés par le mouvement. Sur place, ils n’ont trouvé que des campements vides et quelques effets militaires abandonnés à la hâte.
Des images amateurs, largement relayées sur les réseaux sociaux, documentent ces départs et montrent des résidences de cadres du mouvement désormais inoccupées.

Plus au sud-est, à Kipese, à 20 km de Lubero-centre, le constat est identique: les dispositifs sécuritaires ont été levés. Au camp de Vuseku, près du stade local, des témoins ont observé des regroupements de troupes avant leur départ.
Vers 10 heures, une colonne de combattants a été signalée à Kasima, progressant vers le sud du territoire.
Malgré ces signes de retrait, la situation reste ambiguë sur l’axe routier principal. À Kitsombiro, des sources locales indiquent que la barrière de Katondi, dernier verrou du M23 sur la Route Nationale 2 (RN2), est restée opérationnelle durant toute la matinée.
Ce n’est qu’en milieu d’après-midi qu’un ralentissement des activités y a été observé.
« Il est prématuré de parler d’un retrait effectif et total », tempère un cadre de la société civile locale, rappelant que des éléments armés restent visibles dans certaines zones périphériques.
© CongoForum – rédaction, 24.03.26
Images – source: presse congolaise