Nord-Kivu: 13 combattants Wazalendo tués lors d’une attaque nocturne à l’ouest de la ville dans la nuit de dimanche (CongoForum)

GOMA – La situation sécuritaire reste particulièrement tendue dans la ville de Goma. Treize combattants Wazalendo ont été tués dans la nuit du dimanche au lundi 16 mars lors d’affrontements dans la partie ouest de la ville, selon des responsables de l’Alliance Fleuve Congo et du Mouvement du 23 Mars. Trois autres miliciens auraient été capturés au cours de l’opération.

D’après les responsables de l’AFC/M23, les assaillants seraient venus du Parc national des Virunga et auraient tenté de pénétrer dans la ville avec l’intention de piller des biens appartenant à la population, notamment des vivres.

« Nos forces ont repoussé une incursion de miliciens Wazalendo qui cherchaient à semer le chaos et à piller les habitants », ont affirmé des responsables de l’AFC/M23. Ils évoquent une opération militaire menée dans plusieurs zones situées à l’ouest de la ville.

Une nuit de peur pour les habitants

Dans les quartiers occidentaux de Goma, notamment à Mugunga, de nombreux habitants affirment avoir vécu une nuit marquée par la peur et les détonations d’armes.

Plusieurs témoins indiquent avoir entendu de violents tirs pendant plusieurs heures, faisant craindre une escalade des combats dans cette ville stratégique du Nord-Kivu. « Nous avons entendu des tirs d’armes lourdes toute la nuit. Les enfants pleuraient et personne n’osait sortir de la maison », raconte un habitant du quartier de Mugunga. « On avait l’impression que les combats se déroulaient tout près de nos habitations. »

Un climat sécuritaire toujours fragile

Cette nouvelle attaque survient dans un contexte sécuritaire déjà très fragile dans la région. La ville de Goma reste marquée par des tensions persistantes entre différentes forces armées et groupes locaux.

L’incident intervient quelques jours seulement après des frappes de drones qui ont visé la ville, provoquant une vive inquiétude parmi la population. Une résidence utilisée par des travailleurs humanitaires avait été touchée, causant la mort de trois personnes, dont une employée française de l’UNICEF.

L’AFC/M23 et le gouvernement de la République démocratique du Congo continuent de se renvoyer la responsabilité de ces attaques.

À Paris, le parquet antiterroriste français a annoncé l’ouverture d’une enquête afin d’établir les circonstances des frappes de drones qui ont coûté la vie à la travailleuse humanitaire.

Sur le terrain, les habitants de Goma vivent dans l’incertitude, alors que les affrontements sporadiques et les accusations croisées entre les différents acteurs du conflit entretiennent un climat d’insécurité permanent. Pour beaucoup de résidents, la priorité reste désormais le retour à un minimum de stabilité dans une région éprouvée par des années de violences armées.

© CongoForum – rédaction, 16.03.26

Image – source: presse congolaise

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