
BUTEMBO – Controverse autour de la libéralisation du secteur de l’électricité dans le grand Nord-kivu. Des groupes de pression et mouvements citoyens de Butembo ont effectué le week-end une visite de terrain sur les sites des centrales hydroélectriques de Talihya gérée par ENK et de Kisungu gérée par CFP.
L’objectif de cette mission d’observation était d’évaluer les capacités de production et l’état d’avancement des travaux de ces deux opérateurs énergétiques. À l’issue de leur inspection, les leaders de la jeunesse locale ont livré leurs conclusions devant la presse.

Dans leur déclaration officielle, les structures citoyennes ont d’abord salué les efforts consentis par les deux entreprises pour l’électrification de la région. Toutefois, le constat technique reste contrasté selon leur porte-parole de circonstance, Jean-Pierre Kasma.
Les leaders ont salué les avancées significatives du côté d’Énergie du Nord-Kivu (ENK). Le site est déjà opérationnel, doté d’une technologie moderne et d’une capacité de production importante. À l’inverse, Congo Full Power (CFP) est encore en phase de construction, avec des prévisions de production plus modestes.

Concernant les tensions liées aux zones de concession et les confusions administratives qui en découlent, les mouvements citoyens ont tranché en faveur de la légalité. Ils appellent les autorités compétentes à une application rigoureuse de la loi régissant le secteur de l’électricité en RDC.
Enfin, pour mettre un terme définitif aux polémiques entre opérateurs, ces organisations sociales recommandent que les deux entreprises priorisent l’intérêt général de la population. Elles soutiennent l’option de l’interconnexion des réseaux comme solution technique durable pour garantir une desserte stable et accessible à tous les habitants de Butembo.


© CongoForum – Roger Mulyata, 23.02.26
Images – source: presse congolaise