LUBERO – Le début de l’année 2026 est marqué par une tragédie sécuritaire dans le territoire de Lubero. Une série d’attaques attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) a coûté la vie à au moins 17 personnes dans le secteur de Bapere, semant la désolation au sein des communautés locales.

L’incursion la plus meurtrière s’est produite à seulement 7 km de Manguredjipa, le chef-lieu du secteur. Selon des sources administratives et sécuritaires, le bilan provisoire s’élève à 15 morts, dont deux militaires des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC).
Les victimes se répartissent comme suit:
Kilonge : 9 morts
Maendeleo-Katanga : 5 morts
Brazza : 1 mort
Outre les pertes humaines, plusieurs habitations ont été incendiées. Face à cette situation, la société civile locale monte au créneau, dénonçant une certaine « passivité » des forces loyalistes et des milices alliées Wazalendo dans la traque de ces insurgés.
En parallèle, une nouvelle macabre a secoué l’agglomération de Njiapanda. Les corps sans vie d’une femme d’une cinquantaine d’années et de sa fille ont été retrouvés ce jeudi 1er janvier 2026 à Itembo, une zone agricole située près de Musyola. Portées disparues depuis le lundi précédent alors qu’elles s’étaient rendues aux champs pour s’approvisionner en nourriture, les deux victimes auraient été enlevées puis exécutées. Les traces de violence sur leurs corps ne laissent que peu de doutes sur la responsabilité des présumés ADF.
Les victimes étaient portées disparues alors qu’elles s’étaient rendues de leurs travaux champêtres. Des volontaires de Njiapanda avaient lancé des recherches, sans succès.
Ce sont des éléments Wazalendo en patrouille qui ont découvert les corps en pleine brousse avant que l’inhumation des victimes n’intervienne sur les lieux de la découverte, selon des sources familiales.
Cette recrudescence de la violence dans le secteur de Bapere, autrefois relativement épargné par rapport au territoire voisin de Beni, inquiète au plus haut point les populations civiles qui se sentent de plus en plus vulnérables.
© CongoForum – Roger Mulyata, 02.01.26
Image – source: presse congolaise