Jean-Jacques Wondo dépose plainte en Belgique après des menaces de mort répétées (CongoForum)

BRUXELLES – Jean-Jacques Wondo Omanyundu, expert reconnu en géopolitique et en sécurité en République démocratique du Congo (RDC), a déposé une plainte auprès de la police belge après avoir reçu des menaces de mort explicites, a-t-on appris jeudi auprès de son comité de soutien.

Selon un communiqué transmis à la presse, l’analyste congolais affirme faire l’objet d’une campagne d’intimidation « grave et coordonnée », laquelle inclurait également des pressions exercées sur certains de ses proches restés à Kinshasa.

Les auteurs des messages menaçants, qui prétendent connaître l’adresse de M. Wondo en Belgique, feraient allusion à l’agression récente du journaliste congolais Pero Luwara, survenue à son domicile en Flandre. « Ce qui est arrivé à Pero Luwara n’est rien comparé à ce qui attend très bientôt Jean-Jacques Wondo », aurait écrit l’un des expéditeurs, selon des extraits cités dans le communiqué. Les messages évoqueraient une volonté « d’en finir avec lui », dans des termes jugés alarmants.

La plainte a été déposée « immédiatement » auprès des autorités belges, précise le texte, qui appelle la Belgique et l’Union européenne à « agir sans délai, avec fermeté et détermination ».

« Ces menaces ne sont pas un fait isolé. Elles s’inscrivent dans une série d’actes d’intimidation dirigés contre les voix critiques du régime congolais, y compris en dehors du pays », poursuit le communiqué.

Basé en Belgique, Jean-Jacques Wondo est une figure reconnue dans le domaine des études stratégiques africaines. Il collabore régulièrement avec des institutions internationales et des médias sur les questions de gouvernance, de sécurité et de démocratie en Afrique centrale.

Dans un message transmis via ses représentants, il affirme rester « déterminé à poursuivre ses travaux scientifiques et ses engagements » en faveur d’un développement durable de la RDC.

Il met toutefois en garde contre les risques liés à « l’exportation vers l’Europe de pratiques violentes et répressives propres à certains régimes autoritaires ». « Il est crucial que la Belgique ne devienne pas un terrain d’action impuni pour ces pratiques barbares », insiste-t-il.

Le comité de soutien de M. Wondo estime que les auteurs des menaces « semblent agir au profit du régime de Félix Tshisekedi ou de cercles proches du pouvoir congolais », tout en reconnaissant qu’aucune preuve concrète ne peut être avancée à ce stade.

© CongoForum – rédaction, 05.09.25

Image – source: presse congolaise

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