Procès Kabila: Néhémie Mwilanya dénonce une « manipulation politicienne » sur l’identité de l’ancien président (CongoForum)

KINSHASA – Néhémie Mwilanya, ancien directeur de cabinet de Joseph Kabila, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « manipulation politicienne » autour du procès visant l’ex-chef de l’État congolais.

Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il s’est insurgé contre les accusations portées par la partie civile, selon lesquelles Joseph Kabila serait de nationalité rwandaise, né Hyppolite Kanambe, et adopté par Laurent-Désiré Kabila. « Ces plaies que l’on ouvre à cœur joie aujourd’hui seront difficiles à panser demain », a-t-il averti, qualifiant ces allégations d’ « acte de crime d’État ».

Les accusations ont été formulées devant la Haute Cour militaire dans le but, selon la partie civile, de requalifier l’infraction de « trahison » — réservée aux nationaux — en « espionnage », une infraction qui pourrait s’appliquer à un ressortissant étranger.

« Les avocats mandatés par le gouvernement demandent près de 25 milliards de dollars de réparations, tandis que les provinces du Sud-Kivu, Ituri et Nord-Kivu réclament 21 milliards supplémentaires et la saisie des avoirs bancaires de l’ancien président. »

Dans leurs conclusions, les avocats représentant la République démocratique du Congo ont demandé près de 25 milliards de dollars de reparations. De leur côté les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu ont réclamé plus de 21 milliards de dollars américains de dommages et intérêts et la saisie des avoirs bancaires de l’ancien président. Les parties civiles soutiennent que Joseph Kabila aurait entretenu des liens de complicité avec l’armée rwandaise et les rebelles du M23, responsables de violences persistantes dans l’Est du pays.

Le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président, a réagi en dénonçant une « mise en scène » visant à écarter une figure majeure de l’opposition, plutôt qu’un véritable effort de justice ou de réconciliation nationale.

Le procès se poursuit actuellement devant la Haute Cour militaire, en l’absence de M. Kabila, dont le défaut de comparution a été constatée.

© CongoForum – rédaction, 22.08.25

Image – source : ministère de la Defénse

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