
GOMA– Le mouvement Sauvons la RDC, lancé à l’initiative de l’ancien président Joseph Kabila, réaffirme son adhésion au principe d’un dialogue politique pour contribuer à la résolution de la crise que traverse la République démocratique du Congo. La plateforme estime toutefois que ce processus ne pourra aboutir que si plusieurs garanties politiques, sécuritaires et institutionnelles sont réunies.
Dans une déclaration rendue publique, le mouvement appelle à la désignation d’une médiation neutre, indépendante et soutenue par l’Union africaine (UA) ainsi que les Nations unies (ONU). Selon la plateforme, une facilitation internationale est indispensable pour instaurer un climat de confiance entre les différentes parties et garantir l’impartialité des discussions.
Le mouvement demande également que les négociations se tiennent dans un pays tiers, estimant qu’un tel cadre offrirait davantage de garanties en matière de sécurité, de liberté d’expression et de participation de l’ensemble des acteurs politiques. Cette position diffère de celle du président Félix Tshisekedi, qui s’est déclaré favorable à la tenue d’un éventuel dialogue sur le territoire congolais.
Parmi les préalables avancés, Sauvons la RDC réclame des mesures de décrispation politique, notamment la libération des personnes qu’il qualifie de prisonniers politiques, le retour des opposants vivant en exil, la levée des restrictions visant certains partis politiques ainsi que la dissolution de la Force du progrès, un groupe que la plateforme accuse de contribuer aux tensions politiques actuelles.
“Pas de nouvelle Constitution”
Le mouvement réaffirme également son opposition à tout projet de révision de la Constitution et plaide pour la création d’un mécanisme international de suivi chargé de veiller à la mise en œuvre des engagements qui seraient pris au terme du dialogue.
Dans sa déclaration, la plateforme estime qu’un processus organisé sous l’autorité du pouvoir en place ne présenterait pas les garanties d’impartialité requises. Elle considère que le président Félix Tshisekedi, qu’elle présente comme l’un des acteurs de la crise politique actuelle, ne peut, selon elle, assumer simultanément les fonctions de partie prenante, d’arbitre et de garant du dialogue.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes tensions politiques, marqué notamment par la condamnation de l’ancien président Joseph Kabila par la justice militaire. Malgré ce climat, Sauvons la RDC maintient que le dialogue constitue la voie privilégiée pour parvenir à une solution durable à la crise institutionnelle, sécuritaire et sociale que connaît la République démocratique du Congo.
© CongoForum – rédaction, 03.08.26
Image – source: presse congolaise