Kinshasa: Tshisekedi procède à un vaste remaniement à la tête de la magistrature (CongoForum)

KINSHASA –Coup d’accélérateur à la tête de la justice. Le Président Félix Tshisekedi a signé mercredi 29 juillet 2026 une série d’ordonnances présidentielles portant nominations, mises à la retraite et révocations au sein des hautes juridictions de la RDC. Les textes, lus à la télévision nationale par Tina Salama, porte-parole du Chef de l’État, interviennent sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature.

La Cour constitutionnelle rajeunie

Le Chef de l’État a nommé trois nouveaux premiers avocats généraux près la Cour constitutionnelle. Il s’agit de MM. Kongolo Ilunga, Kasongo Pau Oking et Oyeli Inzo Bongongo.

Cinq autres magistrats font également leur entrée comme avocats généraux: Kapita Kanyama, Ngandu Mukendi, Shindano Bulenge, Kama Alama et Mme Sangu Makaya.

Dans le même mouvement, deux premiers avocats généraux ont été admis à la retraite avec bénéfice de l’honorariat et de l’éméritat pour limite d’âge. Il s’agit de MM. Ndaka Mata Ndombi et Likoko Bangala, tous deux âgés de 70 ans.

Révocation à la Cour de cassation

Le plus haut magistrat du pays a également pris une mesure disciplinaire. Le magistrat Kilumba Ngundi, président de la Cour de cassation, a été « démis d’office de ses grades et fonctions » pour absence de reprise de service malgré plusieurs notifications.

À la Haute Cour militaire, le président Jean Bivegete Pinga a, lui, été admis à la retraite.

Focus sur les tribunaux pour enfants

Autre volet de ces ordonnances: la réorganisation des juridictions spécialisées. Plusieurs magistrats civils ont été affectés à la tête des tribunaux pour enfants.

Les nominations concernent Kinshasa, avec les juridictions de Ndjili, Kalamu et Matete, mais aussi Mbuji-Mayi au Kasaï Oriental et Lubumbashi au Haut-Katanga.

La Présidence a par ailleurs tenu à clarifier un point: le procureur général près la Cour de cassation, Firmin Mvonde, n’est pas concerné par ces mesures. Une précision qui vient démentir les rumeurs largement relayées sur les réseaux sociaux.

Ces ordonnances s’inscrivent, selon la Présidence, dans le cadre du fonctionnement normal des institutions judiciaires: gestion des carrières, départs à la retraite et affectations prévues par la loi.

La Constitution confie en effet au Président de la République le pouvoir de nommer les magistrats, sur proposition du Conseil supérieur de la magistrature.

© CongoForum – rédaction, 30.07.26

Image – source: Présidence RDC

Nos sponsors