Rutshuru: le Conseil de la jeunesse dénonce le massacre de 6 civils à Bwito et alerte sur un bilan effroyable en 2026 (CongoForum)


RUTSHURU – ​Dans un communiqué publié ce lundi, le Conseil territorial de la jeunesse (CTJ) de Rutshuru accuse la coalition rebelle M23-AFC d’avoir exécuté six civils les 11 et 12 juin derniers dans le groupement de Bambo. L’organisation dresse un bilan humanitaire alarmant et réclame de toute urgence une enquête internationale ainsi qu’une protection renforcée pour les populations locales.

​La terreur se poursuit dans la chefferie de Bwito, située dans le territoire de Rutshuru en province du Nord-Kivu. Selon les alertes documentées par le CTJ Rutshuru, six civils ont perdu la vie entre le jeudi 11 et le vendredi 12 juin 2026. Les faits se sont déroulés dans les villages de Nyagisozi et Mayengo, au sein du groupement de Bambo.

​D’après la structure juvénile, les rebelles de la coalition M23-AFC sont les auteurs de ces assassinats.

Les victimes auraient été ciblées sous prétexte de « collaboration » avec les forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) et les groupes armés locaux dits « Wazalendo ». Le communiqué du CTJ souligne que ces accusations graves ont été portées de manière arbitraire, sans la moindre preuve.

Plus de 200 morts depuis le début de l’année

​Ces récents assassinats ne sont malheureusement que la partie émergée d’une crise sécuritaire qui ne cesse de s’envenimer. Le CTJ Rutshuru exprime sa vive préoccupation face à la détérioration continue de l’environnement sécuritaire dans la région. ​S’appuyant sur les données de son propre système de suivi de violations des droits humains, l’organisation avance un chiffre noir d’au moins 213 personnes ont été tuées dans la seule chefferie de Bwito depuis le début de l’année 2026.

Un appel pressant à la communauté internationale

​Devant l’urgence de la situation et ce qu’il qualifie d’« affres », le Conseil territorial de la jeunesse de Rutshuru refuse de s’en tenir au simple constat. Il interpelle directement les instances de gouvernance régionale et internationale.

​L’organisation demande expressément, aux Nations unies, à l’Union africaine et à la CIRGL, Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, ainsi qu’aux ONG de défense des droits de l’homme, de diligenter immédiatement une enquête indépendante pour identifier et punir les responsables de ces tueries.

​Le déploiement de mécanismes de protection renforcés et immédiats en faveur des populations civiles, non seulement à Bwito, mais également dans la chefferie voisine de Bwisha.

​© CongoForum – Roger Mulyata, 16.06.26

Image – source: presse congolaise

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