
GOMA – L’épidémie de la maladie à virus Ebola continue d’avoir des répercussions importantes sur les conditions de vie des populations à Goma, particulièrement chez les personnes vivant avec handicap (PVH), déjà confrontées à de nombreuses difficultés socio-économiques.
Rocky Ndelema, l’un des leaders des personnes vivant avec handicap dans la ville de Goma, tire la sonnette d’alarme sur les conséquences de cette crise sanitaire. Selon lui, la fermeture de la frontière entre Goma, en République démocratique du Congo, et Gisenyi, au Rwanda, a fortement affecté les activités génératrices de revenus de plusieurs PVH.
« Beaucoup de personnes vivant avec handicap dépendaient essentiellement des petites activités commerciales liées au trafic transfrontalier entre les deux pays », explique-t-il. Avec la suspension de ces échanges, plusieurs ménages peinent aujourd’hui à subvenir à leurs besoins essentiels.
Cette situation, poursuit Rocky Ndelema, accentue davantage la précarité et la vulnérabilité d’une catégorie sociale déjà fragilisée par un accès limité aux opportunités économiques et à la protection sociale.
Malgré ce contexte difficile, ce leader communautaire appelle ses pairs à ne pas baisser la garde face à la maladie. Il insiste sur l’importance de la sensibilisation communautaire et du respect strict des mesures de prévention.

Rappelant que la nouvelle souche d’Ebola suscite de fortes préoccupations sanitaires, Rocky Ndelema encourage les personnes vivant avec handicap à s’impliquer activement dans la vulgarisation des gestes barrières afin de protéger leurs familles et leurs communautés.
Alors que l’épidémie continue de susciter inquiétudes et défis humanitaires dans l’Est de la RDC, plusieurs voix plaident pour une assistance spécifique en faveur des groupes vulnérables, dont les personnes vivant avec handicap, afin d’atténuer les effets sociaux et économiques de cette crise.
© CongoForum – rédaction, 28.05.26
Images – source: presse congolaise