
GOMA – Un bombardement par drone a visé tôt mercredi 11 mars un quartier résidentiel de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo. L’attaque aurait fait au moins trois morts, parmi lesquels une expatriée française travaillant pour UNICEF, et causé d’importants dégâts matériels. Dans une ville déjà fragilisée par le conflit, la population s’interroge sur la multiplication de ces frappes.
Selon plusieurs sources locales, l’attaque s’est produite vers 4 heures du matin (heure locale). La résidence de M. Pascal, présenté comme un ressortissant belge et responsable de la concession Toyota à Goma, aurait été directement touchée. La victime française était madame Karine Buisset.
L’habitation touchée se trouverait à proximité de la résidence de la famille de l’ancien président Joseph Kabila.
Accusations et incertitudes
Un responsable du mouvement rebelle Alliance Fleuve Congo (AFC), allié au groupe armé M23, affirme que la frappe aurait visé plusieurs personnalités, notamment Joseph Kabila, Corneille Nangaa ainsi que le chef militaire rebelle Sultani Makenga.
Pour Bertrand Bisimwa, président de l’Alliance des Forces Démocratiques du Congo, cette attaque s’inscrirait dans une série d’opérations militaires visant la ville. « En ce moment, la ville de Goma est attaquée par des drones du régime de Kinshasa. Cette escalade s’inscrit dans la logique de violation permanente du cessez-le-feu », a-t-il déclaré.
Ces affirmations n’ont toutefois pas pu être vérifiées de manière indépendante dans l’immédiat. Les autorités congolaises n’ont pas encore commenté l’incident et aucun bilan officiel n’était disponible au moment de la rédaction.
Une population dans la peur
Capitale de la province du Nord-Kivu, la ville de Goma est sous le contrôle du M23 depuis fin janvier 2025.
Face à ces bombardements répétés, de nombreuses questions se posent au sein de la population. Les habitants s’interrogent sur les responsabilités des différentes parties impliquées dans ce conflit.
Dans les quartiers touchés, la peur domine et les civils redoutent de nouvelles frappes. Pour beaucoup d’habitants, la paix dans l’est de la RDC semble encore loin d’être retrouvée.
© CongoForum – rédaction, 11.03.26
Image – source: presse congolaise