
KINSHASA – Le lancement du nouveau système de plaques d’immatriculation en République démocratique du Congo, prévu pour ce mois de janvier, fait l’objet de questionnements après la publication d’un communiqué de la coalition ‘Le Congo n’est pas à vendre’ (CNPAV).
Dans ce document, la CNPAV évoque un processus d’attribution du marché qu’elle qualifie de désorganisé, estimant qu’il pourrait comporter des irrégularités dans la procédure de passation. La coalition affirme que l’entreprise Castillo Service RDC, filiale de la société belge Castillo Valere BV, a remporté le marché à l’issue d’un appel d’offres qui, selon elle, n’aurait pas fait l’objet d’une large publicité.
La CNPAV mentionne également le nom de Georges Batuleji, qu’elle présente comme cadre de l’UDPS, indiquant qu’il existerait un lien entre ce dernier et l’entreprise attributaire. À ce stade, ces affirmations n’ont pas été confirmées par une source officielle indépendante.
Éléments financiers avancés par la CNPAV
Selon les informations communiquées par la coalition, la nouvelle plaque d’immatriculation serait vendue au prix de 115 dollars américains. Sur ce montant, 36 dollars reviendraient au Trésor public, contre 35 dollars pour l’ancienne plaque.
La CNPAV indique par ailleurs que 30 dollars seraient affectés aux coûts de production de la plaque par le fournisseur, tandis que 35 dollars seraient destinés à des intervenants privés. Une partie des fonds serait également allouée à un « comité de suivi » composé de représentants de cabinets ministériels, de la Direction générale des impôts (DGI) et de l’entreprise Castillo Service RDC.
Dans la loi de finances 2026, les recettes issues des immatriculations automobiles sont estimées à 2,2 millions de dollars américains, un montant que la CNPAV estime inférieur aux projections potentielles.
Clarifications attendues des autorités
La coalition affirme en outre que les détenteurs des anciennes plaques devraient payer 100 dollars pour obtenir les nouvelles. Cette information a été démentie par la DGI, sans que les modalités officielles de la transition n’aient encore été rendues publiques.
À ce jour, aucune communication officielle détaillée n’a été faite par les autorités concernées ni par l’entreprise attributaire pour répondre à l’ensemble des points soulevés. Des clarifications sont attendues afin d’éclairer l’opinion publique sur les conditions d’attribution et de mise en œuvre de ce marché.
© CongoForum – rédaction, 09.01.26
Image – source: presse congolaise